Violences institutionnelles

Non spécifiquement désignées comme telles par la loi, mais proposées par la doctrine, les violences institutionnelles renvoient aux textes, normes, coutumes et pratiques religieuses qui portent atteinte à la liberté de la femme. On retrouvera, à titre illustratif, dans cette catégorie de violences faites aux femmes d’une part les mariages forcé et/ou précoce avec ses variantes de sororat et de lévirat et d’autre part les pratiques traditionnelles préjudiciables aux femmes.

Les pratiques traditionnelles préjudiciables aux femmes sont des actes tirés des usages et coutumes qui portent atteinte à la femme. Il s’agit selon la loi 2011-26 notamment des interdits alimentaires en cas de grossesse ou d’accouchement ; du gavage qui consiste à nourrir exagérément les filles mineures en vue de les rendre physiquement aptes au mariage ; des rites de veuvage dégradants ; des atteintes à la liberté de mouvement de la femme ; des pressions sur la femme par le biais des enfants… On sera donc, de façon non exhaustive, en face de pratiques traditionnelles préjudiciables aux femmes dans les cas suivants :

  • boire des mixtures douteuses pour attester de son innocence quant à la cause ayant entrainé la mort de son époux ;
  • se coucher auprès du mort ;
  • boire l’eau de lavage du cadavre ;
  • se faire interner avec obligation de ne ni se laver, ni se peigner, ni s’habiller en cas de décès de son époux ;
  • pleurer chaque matin pour manifester son affection pour le défunt mari.

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