Les dérives

Le phénomène s’est développé au fil des décennies mais tout en perdant ses lettres de noblesse. Aux antipodes des objectifs de socialisation et de scolarisation ayant motivé l’organisation sociale du placement, les enfants ont commencé par être victimes d’abus et de maltraitances de toutes sortes. Le placement d’enfant devient de plus en plus une des plus simples manières pour les familles de se faire de l’argent. Connu, au Bénin, sous l’appellation de « VIDOMEGON », avec pour corollaire le « TRAFIC D’ENFANTS », cette pratique constitue de nos jours un coup porté au développement normal des personnes victimes tant au plan physique que psychologique. Battus, mutilés, privés de nourriture, exploités d’un point de vue économique, affectés à des travaux inadaptés à leur âge, … les enfants placés ont rapidement retenu l’attention à travers différents scandales dont certains ont été fortement médiatisés.

Au-delà des séquelles liées à la séparation famille-enfant (dès lors que ce dernier ne peut donner un quelconque avis susceptible d’influer sur la décision), les sévices corporels et parfois sexuels que connaît l’enfant l’impactent significativement. Il en résulte des problèmes tels que :

  • Les troubles du comportement comme les crises d’angoisses, l’agressivité, le retrait sur soi ou mouvement régressif et les troubles d’adaptation sociale caractérisés par une méfiance exagérée et des difficultés d’attachement aux autres ;
  • Les difficultés psychiques et psychiatriques : la dépression, l’angoisse, les inhibitions, les phobies, le blocage du développement affectif (quête de surprotection, dépendance…)
  • La pathologie du lien à l’intérieur de la famille et l’incapacité à nouer un lien satisfaisant avec autrui.

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