Définition

Dans la législation béninoise, les violences faites aux femmes et aux filles ont fait l’objet d’une définition à la fois large et détaillée. Cette définition permet non seulement de considérer plusieurs infractions comme des types de violence mais aussi d’éviter des confusions de sens. A cet égard, la loi 2011-26 portant prévention et répression des violences faites aux femmes a repris la définition donnée par la Déclaration des Nations Unies sur les violences à l’égard des femmes. Ainsi, on entend par violence faite à une femme tous actes de violences dirigés contre le sexe féminin et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.

Plusieurs éléments se dégagent à la lecture de cette définition.

  • Les victimes de ces violences sont des personnes de sexe féminin, à la fois les femmes et les filles. Il est courant d’entendre demander si ce sont seulement les femmes et les filles qui sont susceptibles d’être victimes de violence ? Autrement dit, si les hommes ne peuvent pas eux-mêmes en être victimes. S’il est vrai qu’il existe des hommes victimes de violence, il faut cependant reconnaître que la typologie n’est pas la même. D’abord, en termes d’ampleur, les femmes et les filles victimes de violences sont beaucoup plus nombreuses que les hommes et les garçons. Ensuite, les violences dont sont victimes les femmes et les filles sont fortement liées au genre et au fonctionnement de la société. Ces violences sont donc la plupart du temps structurelles contrairement aux violences faites aux hommes et aux garçons qui sont souvent conjoncturelles. Enfin, l’encadrement juridique spécifique des violences faites aux femmes et aux filles ne rend pas impossible la poursuite des cas de violence dont sont victimes les hommes et les garçons dans le cadre du droit général.
  • Il n’est pas tenu compte du sexe de l’auteur dans la définition des VFF. Il est donc reconnu que les femmes comme les hommes peuvent en être auteurs ou co-auteurs. C’est souvent le cas avec les mariages forcés et précoces qui interviennent souvent avec le concours ou une forte implication des femmes, notamment les tantes.
  • Les VFF peuvent intervenir dans différents lieux (ménage, milieu professionnel, école, lieu d’apprentissage, services publics, …) et provenir d’une diversité d’acteurs (conjoint, membre de la famille, tiers, agent public, supérieur hiérarchique, …)

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