Conséquences

Les victimes de harcèlement sexuel remettent le plus souvent en cause leurs propres sentiments et leurs comportements avant de réaliser que le responsable de la situation est le harceleur. Bien qu’il soit parfois difficile à cerner, le harcèlement sexuel, peu importe le sexe, engendre plusieurs conséquences psychologiques chez la victime. Au nombre de ces conséquences, nous avons :

  • le sentiment d’être abaissé(e) et diminué(e)
  • la perte de confiance en soi-même et envers les autres
  • les sentiments de rage et d’impuissance face au contrôle de l’agresseur
  • la honte et l’humiliation
  • la culpabilité
  • le stress et l’anxiété
  • la peur des représailles
  • la peur de ne pas être cru(e) ou d’être accusé(e) de provocation
  • la dépression et l’insécurité
  • les problèmes relationnels et sexuels avec son conjoint
  • les troubles du sommeil
  • l’angoisse
  • la colère
  • la frustration

Aux conséquences psychologiques peuvent s’ajouter des réactions physiques comme : les nausées ; les maux de tête ; la fatigue ; les douleurs générales dans le corps ; les troubles alimentaires (perte d’appétit, suralimentation, …)

Sur le plan économique, on enregistre : la diminution de la qualité du travail ou des études ; la perte d’emploi ; la perte d’avantages sociaux ; la mauvaise recommandation de l’employeur en dépit du rendement scolaire ou du travail satisfaisant ; l’altération du dossier professionnel ou scolaire ; les évaluations injustes ; le sabotage du travail de la victime ; le refus d’une augmentation de salaire ou d’une promotion, etc.

Ces conséquences peuvent être encore plus aigües quand la victime n’est pas assez mure comme cela est souvent le cas en milieu scolaire. Ainsi, le harcèlement sexuel peut déboucher sur des grossesses précoces et non désirées ; des avortements conduisant quelques fois à la mort ; la perte de goût pour une matière ainsi que les échecs et l’abandon scolaires.

Il est donc important de prendre conscience que, pour la personne victime de harcèlement sexuel, le temps n’arrange pas les choses. Elle n’a pas à prendre la responsabilité du comportement du harceleur. Il ne faut donc pas minimiser ni banaliser la gravité de ce que cette personne vit. Selon la portée du comportement harcelant, la victime peut choisir de faire part de son malaise au harceleur en lui demandant de stopper ou formuler directement une plainte à son encontre.

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