Comment prouver un cas de viol ?

Le viol est une infraction dont la preuve n’est pas facile à apporter. L’infraction se déroule souvent à l’abri des regards et a pour scène de crime le corps de la personne. Il est donc fréquent de se retrouver en face de témoignages contradictoires où la version des faits de la victime est contredite par l’auteur qui dit souvent s’être mépris sur son consentement. Il est vrai qu’en la matière, la loi sur les violences faites aux femmes et aux filles facilite un peu la répression en énonçant d’une part que la personne pénétrée n’est pas tenue de se battre contre son agresseur (article 3) et d’autre part que le témoignage d’une victime peut à lui seul soutenir l’intime conviction du juge (article 15). Cela revient donc à dire que les traces de résistance physique qu’on avait tendance à exiger pour qualifier un acte de viol ne sont plus juridiquement pertinentes. Si, de tels éléments peuvent rendre moins contestables les faits, il n’en demeure pas moins que leur présence n’est pas indispensable à la qualification de l’infraction.

Il est cependant important de présenter la victime à un agent de santé compétent dans les minutes ou les heures suivant les faits pour les constats et une prise en charge découlant sur l’établissement d’un certificat médical.

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